Maladies transmissibles

Les tiques, des acariens suceurs de sang, peuvent transmettre des maladies infectieuses à l'humain et l'animal par piqûre. Ces maladies posent aujourd'hui de véritables questions de santé publique. Malgré tout, de larges zones d'ombre essentielles à la compréhension de ces maladies subsistent, notamment sur l'écologie des tiques vectrices de ces maladies, ce qui empêche la mise en place de stratégies de prévention efficaces contre le risque de piqûre de tique.
Ixodes ricinus à l'affût © J. Marchand
Dans ce contexte, il est urgent de faire progresser les connaissances scientifiques en particulier sur les tiques. Il est également urgent de diffuser des messages de prévention efficaces en formant des relais de partenaires au plus proche des citoyens.
Le programme de recherche participative CiTIQUE vise à mieux comprendre l'écologie des tiques, des agents pathogènes qu'elles transmettent par piqûre et améliorer la prévention avec une approche One Health.
CiTIQUE, initié en 2017 à Nancy et couvrant le territoire national français, est un programme collaboratif partenarial qui rassemble une grande diversité d'acteurs (chercheurs, médiateurs, non-scientifiques) autour d'une même problématique de santé humaine et vétérinaire. Il est né d'une volonté conjointe et partagée de chercheurs et de médiateurs qui souhaitaient dépasser les approches et pratiques habituelles de la recherche, au profit d'une mobilisation des acteurs de la société civile. CiTIQUE ambitionne également de former par la recherche et de transmettre une culture scientifique au plus grand nombre.
CiTIQUE se positionne comme programme facilitateur et propose de co-construire les questions de recherche et le discours de prévention avec les acteurs mobilisés, en s'appuyant sur les connaissances expérientielles apportées par ces acteurs.
Les objectifs
- Associer les scientifiques, les facilitateurs et un public non-scientifique dans le but de faire avancer la recherche sur l'écologie des tiques et améliorer la prévention,
- Répondre à des questions de recherche encore non résolues concernant l'écologie des tiques (où et quand se fait-on piquer ? Dans quels milieux se fait-on le plus piquer ? Quelle est l'influence de la météo sur la probabilité d'être piqué ? Les tiques piquent-elles plus une catégorie d'âge ou de sexe ? etc.),
- Améliorer la prévention face au risque tique et lutter plus efficacement contre les maladies vectorielles à tiques,
- Cartographier le risque de piqûre de tique et le risque infectieux. A ce propos, INRAE identifie et analyse certaines tiques envoyées dans le cadre de CiTIQUE. L'identification sert à comprendre quelles espèces piquent plus l'humain ou l'animal ou si certaines espèces sont présentes dans toute la France. L'analyse porte sur l'ADN et la présence d'agents pathogènes dans les tiques. Cette analyse est capable de détecter 37 pathogènes différents (ADN de bactéries et de parasites, mais pas de virus) qui peuvent être présents dans les tiques ainsi que 2 ADN marqueurs d'espèce de tique (qui permettent de savoir à quelle espèce la tique appartient).
Pour en savoir plus : https://www.citique.fr

